Skip to main content

Plus d’un tiers souhaite l’abolition totale du pourboire

La pratique du pourboire dans l’horeca est sous pression. Plus d’un tiers (35 %) des clients de restaurants en Belgique estime même que les pourboires devraient être totalement supprimés. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la plateforme de caisse et de paiement Lightspeed (NYSE : LSPD) (TSX : LSPD) auprès de 1 000 visiteurs de restaurants belges. Un groupe presque aussi important (34 %) pense au contraire que les pourboires ne doivent pas être supprimés. La disposition à payer davantage pour un repas en échange de la suppression des pourboires reste également limitée : à peine un cinquième (17 %) y est favorable, tandis que la moitié (51 %) s’y oppose.

Le pourboire sous pression en raison de l’inflation et des terminaux de paiement

Les pourboires deviennent moins fréquents et moins élevés. Environ un client sur cinq (22 %) laisse un pourboire de 5 à 10 %, plus d’un tiers (35 %) se limite à 1 à 5 %, et 30 % ne donnent jamais de pourboire. Les pourboires de plus de 15 % sont particulièrement rares : seuls 6 % sont prêts à en laisser un. L’inflation est une raison importante de donner moins ou pas de pourboire (41 %). De plus, certains clients se sentent mal à l’aise face aux terminaux de paiement affichant des options de pourboire par défaut, même si ce pourcentage a baissé par rapport à 2024. Plus d’un quart (26 %) se sent en effet poussé à choisir un certain pourcentage, contre 32 % qui jugeaient ces suggestions trop insistantes l’année précédente.

Dans quels cas laisser un pourboire ?

Les avis divergent fortement sur les situations où un pourboire est approprié. Plus d’un quart (27 %) estime que les livreurs de repas peuvent s’attendre à recevoir un pourboire, mais ce chiffre tombe à 22 % dans les cafés et salons de thé. Par ailleurs, seuls 14 % jugent qu’un pourboire est approprié lors d’une commande au bar, et 8 % dans les établissements en self-service. Les générations sont également divisées : six personnes sur dix (61 %) âgées de plus de 45 ans considèrent qu’aucun pourboire ne devrait être attendu dans ces situations, contre seulement 31 % chez les moins de 45 ans.

Le partage de l’addition constitue également un obstacle : près de la moitié (45 %) a déjà donné moins ou pas de pourboire parce que le partage compliquait la démarche. Pourtant, 31 % déclarent laisser systématiquement un pourboire, quelles que soient les circonstances.

« Il est dommage que le partage de l’addition soit perçu par certains comme un frein au pourboire », explique Emine Youssef, Regional Senior Director chez Lightspeed« Grâce aux nouvelles technologies, il est désormais possible de proposer des options de pourboire personnalisées, même lorsque l’addition est partagée. Cela permet de conserver un moyen d’exprimer sa reconnaissance et d’assurer au personnel horeca la rémunération correspondant à leurs efforts. »

ELI

Author ELI

More posts by ELI

Leave a Reply